• 3 août 2026

Avec son enceinte de béton et sa tour inclinée, le stade olympique, conçu par l’architecte Roger Taillibert, a marqué son époque autant que le paysage montréalais. Un demi-siècle plus tard, sa silhouette reste l’une des plus reconnaissables de la ville et témoigne encore de l’audace architecturale qui a guidé sa conception.

La nouvelle toiture, qui sera complétée l’an prochain, ouvre pour le stade un nouveau chapitre. Elle compose avec l’intention d’origine du bâtiment : là où le stade était longtemps resté fermé sur lui-même, elle le rouvre vers le ciel de Montréal et laisse de nouveau entrer la lumière.

Autour du stade, l’esplanade est aujourd’hui un lieu de passage et de rassemblement au quotidien, fréquenté bien au-delà des grands évènements pour lesquels le site avait d’abord été pensé. On y trouve notamment un planchodrome, dont les modules de béton et de métal prolongent le vocabulaire du lieu : les formes s’interconnectent avec leur environnement, laissant la vue sur le stade dégagée depuis chaque point du parcours.

Intervenir sur un lieu qui appartient à la mémoire collective dépasse la seule question technique. Il s’agit de prolonger la vie d’un symbole sans en effacer l’histoire, de préserver son identité tout en permettant de nouveaux usages et de nouvelles expériences.

Cinquante ans après son inauguration, le stade olympique rappelle que les architectures les plus marquantes ne sont pas nécessairement celles qui demeurent immuables, mais celles qui savent évoluer avec le temps. En continuant de se transformer, il demeure un repère vivant dans le paysage montréalais.